Les PME utilisent trop peu Internet

Les petites et moyennes entreprises néerlandaises se débrouillent pas mal en ce qui concerne Internet : 95 % y ont accès, tandis que la moyenne européenne est quelque peu inférieure (90 %). Il y aurait toutefois moyen de faire mieux, car les entreprises utilisent le web surtout pour rechercher de l’information et pour envoyer/recevoir du courriel, alors qu’Internet a bien plus à offrir.

Car là où la plupart des entreprises font bel et bien des affaires en ligne (en utilisant les technologies d’interaction numériques pour exécuter des activités d’entreprise), le commerce en ligne (l’achat et la vente de biens et de services via Internet) reste au second plan. À peine la moitié des entreprises qui font du commerce en ligne réussissent à réaliser ne fût-ce que 10 % du chiffre d’affaires grâce aux ventes via Internet.

Qu’est-ce qui pourrait donc stimuler le commerce en ligne ? La réponse est le marketing en ligne : publiciser en ligne des produits et des services, envoyer des mailings pour vanter des produits et des promotions, etc. En faisant appel au marketing en ligne, les entreprises peuvent non seulement augmenter leurs ventes, mais également rendre plus plaisante l’expérience qu’ont les consommateurs lors de l’utilisation et de l’achat.

Ce n’est pas la bonne volonté qui manque chez les PME : presque 50 % des entreprises indiquent qu’elles sont en train de renouveler leurs produits, leurs services ou leurs processus d’entreprise, afin d’octroyer une place au marketing en ligne au sein de leur gestion. Mais c’est surtout chez les plus petites entreprises que le manque de connaissances techniques est ce qui empêche d’intégrer Internet de façon plus intensive dans les processus d’entreprise. Pour pouvoir entrer dans l’ère numérique, elles doivent acquérir les connaissances nécessaires par le biais de formations complémentaires. Les clients sont d’ailleurs demandeurs : de plus en plus de consommateurs achètent « à distance » ; en 2006, les ventes à distance ont augmenté de presque 19 % et 76,5 % des acheteurs concernés par ces ventes à distance ont indiqué qu’ils préféraient passer par Internet. En 2007, ce pourcentage a même augmenté de 27 % et 83,3 % des acheteurs ont indiqué leur préférence pour Internet.